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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/86

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bouquet de cerfeuil, mais trouve un chant de départ de chez notre maître.


NIKIAS.

Eh bien, dis : « Échappons ! » comme cela, tout d’un trait.


DÈMOSTHÉNÈS.

Je le dis : « Échappons ! »


NIKIAS.

Ajoute ensuite le mot : « Nous », au mot : « Échappons ».


DÈMOSTHÉNÈS.

« Nous ! »


NIKIAS.

À merveille ! À présent, comme procédant par légères secousses de la main, dis d’abord : « Échappons, » ensuite : « Nous, » puis : « À la hâte ! »


DÈMOSTHÉNÈS.

« Échappons, échappons-nous, échappons-nous à la hâte ! »


NIKIAS.

Hein ! N’est-ce pas délicieux ?


DÈMOSTHÉNÈS.

Oui, par Zeus ! Si ce n’est que j’ai peur que ce ne soit pour ma peau un mauvais présage.


NIKIAS.

Pourquoi cela ?