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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/85

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NIKIAS.

Mal, comme toi.


DÈMOSTHÉNÈS.

Viens, approche, gémissons de concert sur le mode d’Olympos.


DÈMOSTHÉNÈS et NIKIAS.

Mu, Mu, Mu, Mu, Mu, Mu, Mu, Mu, Mu, Mu, Mu, Mu.


DÈMOSTHÉNÈS.

Pourquoi ces plaintes inutiles ? Ne vaudrait-il pas mieux chercher quelque moyen de salut pour nous et ne pas pleurer davantage ?


NIKIAS.

Mais quel moyen ? Dis-le-moi.


DÈMOSTHÉNÈS.

Dis-le plutôt, afin qu’il n’y ait pas de dispute.


NIKIAS.

Non, par Apollôn ! pas moi. Allons, parle hardiment, puis je te dirai mon avis.


DÈMOSTHÉNÈS.

Que ne me dis-tu plutôt ce qu’il faut que je dise ?


NIKIAS.

Ce courage barbare me manque. Comment m’exprimerais-je en grand style, en style euripidien ?


DÈMOSTHÉNÈS.

Non, non, pas à moi, pas à moi : ne me sers pas un