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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/76

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DIKÆOPOLIS.

Esclave, maintiens les plats de la corbeille.


LAMAKHOS.

Moi, je vais prendre et porter moi-même mon sac de campagne.


DIKÆOPOLIS.

Moi, je vais prendre mon manteau pour sortir.


LAMAKHOS.

Prends ce bouclier, esclave, emporte-le, et en route ! Il neige. Babæax ! C’est une campagne d’hiver.


DIKÆOPOLIS.

Prends le dîner : c’est une campagne de buveurs.





LE CHŒUR.

Mettez-vous de bon cœur en campagne. Mais quelles routes différentes ils suivent tous les deux ! L’un boira, couronné de fleurs, et toi, transi de froid, tu monteras la garde. Celui-là va coucher avec une jolie fille et se faire frictionner je ne sais quoi.


PREMIER DEMI-CHŒUR.

Puisse Antimakhos, fils de Psakas, historien et poète, être tout simplement confondu par Zeus, lui qui, khorège aux Lénæa, m’a renvoyé tristement sans souper ! Puissé-je le voir guetter une sépia qui, cuite, croustillante, salée, est servie sur table ; et qu’au moment de la prendre, elle lui soit enlevée par un chien, qui s’enfuit !