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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/72

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LE SECOND MESSAGER.

Viens vite au banquet, et apporte ta corbeille et ta coupe. Le prêtre de Dionysos t’y invite. Mais hâte-toi, tu retardes le repas. Tout est prêt : lits, tables, coussins, tapis, couronnes, parfums, friandises, courtisanes, galettes, gâteaux, pains de sésame, tartes, belles danseuses, l’air bien-aimé de Harmodios. Ainsi, accours au plus vite.


LAMAKHOS.

Infortuné que je suis !


DIKÆOPOLIS.

C’est que tu as pris pour emblème cette grande Gorgôn. Fermez la porte, et qu’on apprête le repas.


LAMAKHOS.

Esclave, esclave, apporte-moi ici mon sac.


DIKÆOPOLIS.

Esclave, esclave, apporte-moi ici ma corbeille.


LAMAKHOS.

Du sel mêlé de thym et des oignons.


DIKÆOPOLIS.

Et à moi du poisson ; les oignons me répugnent.


LAMAKHOS.

Apporte-moi ici, esclave, une feuille de figuier, pleine de hachis rance.


DIKÆOPOLIS.

Et à moi une feuille de figuier bien graissée, je la ferai cuire ici.