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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/68

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LE LABOUREUR.

Ces deux bœufs, par Zeus ! me nourrissaient de leur fumier.


DIKÆOPOLIS.

Que te faut-il donc, maintenant ?


LE LABOUREUR.

J’ai perdu la vue à pleurer mes bœufs. Mais si tu prends intérêt à Derkélès de Phyla, frotte-moi vite les deux yeux avec de la poix.


DIKÆOPOLIS.

Mais, malheureux, je ne suis pas en situation de rendre service à tout le monde.


LE LABOUREUR.

Allons, je t’en conjure, peut-être retrouverais-je mes bœufs.


DIKÆOPOLIS.

Impossible. Va-t’en pleurer auprès des disciples de Pittalos.


LE LABOUREUR.

Rien pour moi qu’une seule goutte de poix, verse-la dans ce chalumeau.


DIKÆOPOLIS.

Pas un fétu ! Va-t’en gémir ailleurs !


LE LABOUREUR.

Infortuné que je suis ; plus de bœufs de labour !