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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/409

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TRYGÆOS.

Alors, un autre conseil. Verse du plomb, comme je te le disais ; attaches-y des cordes et suspends-y une balance, et tu pèseras dans le champ les figues destinées aux esclaves.





UN FABRICANT DE CASQUES.

Maudit sort ! Tu me ruines, moi qui jadis ai échangé ces objets pour une mine ! Et maintenant, que faire ? Qui me les achètera ?


TRYGÆOS.

Va les vendre aux Ægyptiens : ils sont commodes pour mesurer de la syrmæa.





UN POLISSEUR DE LANCES.

Hélas ! faiseur de casques, quelle est notre misère !


TRYGÆOS.

Mais il n’est pas malheureux du tout.


LE POLISSEUR DE LANCES.

Comment ?


TRYGÆOS.

Ces casques peuvent encore trouver qui s’en serve. Si tu as l’esprit d’y mettre des anses, tu les vendras beaucoup plus cher que maintenant.