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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/408

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LE MARCHAND DE CUIRASSES.

Quoi ! les deux mains ?


TRYGÆOS.

Sans doute, de par Zeus ! pour n’être pas pris à voler en supprimant le trou du navire.


LE MARCHAND DE CUIRASSES.

Et tu chierais, assis sur un vase de dix mines ?


TRYGÆOS.

Mais oui, de par Zeus ! vieux roué ! Crois-tu que je donnerais mon derrière pour mille drakhmes ?


LE MARCHAND DE CUIRASSES.

Allons, voyons, apporte l’argent.


TRYGÆOS.

Mais, mon bon, elle me meurtrit le croupion. Remporte-la, je ne l’achèterai pas.





UN FABRICANT DE TROMPETTES.

Que faire de cette trompette que j’ai payée dernièrement soixante drakhmes de ma poche ?


TRYGÆOS.

Verse du plomb dans le creux, puis fixe en haut une baguette un peu longue, et tu auras des kottabes en équilibre.


LE FABRICANT DE TROMPETTES.

Ah ! tu veux rire !