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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/407

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TRYGÆOS.

Emporte, emporte, et va-t’en aux corbeaux loin de la maison ! Elles ont perdu leur crin, tes aigrettes, et elles ne valent rien. Je ne les achèterais pas une figue.





UN MARCHAND DE CUIRASSES.

Voici une cuirasse de peau estimée deux mines, d’un excellent travail : qu’en ferai-je, malheureux ?


TRYGÆOS.

Cela ne te fera pas une grosse perte.


LE MARCHAND DE CUIRASSES.

Prends-la-moi au prix coûtant.


TRYGÆOS.

Il est vrai qu’elle est tout à fait commode pour s’y soulager le ventre.


LE MARCHAND DE CUIRASSES.

Cesse de te moquer de moi et de ma marchandise.


TRYGÆOS.

Comme ceci, au moyen de trois pierres. N’est-ce pas bien imaginé ?


LE MARCHAND DE CUIRASSES.

Et comment te torcherais-tu, imbécile ?


TRYGÆOS.

Comme ceci : en passant une main par l’ouverture des bras, et l’autre…