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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/401

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foyers celui qui se plaît à la guerre intestine en répandant l’effroi. »


HIÉROKLÈS.

Prends garde que dupant ton esprit par quelque ruse, le milan ne ravisse…


TRYGÆOS, à l’Esclave.

Toi, cependant, fais bien attention que cet oracle est redoutable pour les entrailles. Verse la libation, et apporte de ces entrailles ici.


HIÉROKLÈS.

Mais, s’il te semble bon, je me servirai moi-même.


TRYGÆOS.

Libation ! Libation !


HIÉROKLÈS.

Verse-m’en aussi, et donne-moi une part des entrailles.


TRYGÆOS.

Non, cela n’agrée point encore aux dieux bienheureux ; mais d’abord buvons, nous ; et toi, va-t’en ! Ô vénérable Paix, reste toute ta vie au milieu de nous.


HIÉROKLÈS.

Apporte la langue !


TRYGÆOS.

Remporte la tienne.


HIÉROKLÈS.

La libation !