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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/386

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LE CHŒUR.

Le bonheur, pour ce vieillard, autant du moins que j’en puis juger, est devenu son affaire.


TRYGÆOS.

Que sera-ce quand vous m’aurez vu radieux comme un nouvel époux ?


LE CHŒUR.

Tu seras digne d’envie, vieillard, rajeuni et frotté d’essences.


TRYGÆOS.

Je le crois. Et que sera-ce, quand, couché avec elle, je lui palperai la gorge ?


LE CHŒUR.

Ton bonheur semblera au-dessus des totons de Karkinos.


TRYGÆOS.

N’est-ce pas juste, moi qui, à cheval sur un escarbot, ai sauvé les Hellènes, si bien que dans les champs tout le monde peut, à son aise, se rigoler et dormir ?





L’ESCLAVE.

La fille est lavée et les alentours des fesses sont en bon état. Le gâteau est cuit, la galette de sésame pétrie, et tout le reste à l’avenant : il ne manque plus que toi et ton ustensile.