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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/383

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races, gourmands de raies, harpies, coureurs de vieilles, impurs, puant le bouc, destructeurs de poissons. Lance sur eux un grand et large crachat, Muse divine, et viens célébrer avec moi cette fête.





TRYGÆOS.

Que ce n’est guère commode d’aller tout droit chez les dieux ! Moi, j’en ai réellement les jambes presque rompues. Je vous voyais bien petits de là-haut, et votre méchanceté, vue du ciel, me semblait grande ; mais ici vous êtes plus méchants encore.


UN ESCLAVE.

Hé ! maître, tu reviens ?


TRYGÆOS.

Oui, à ce que j’ai entendu dire.


L’ESCLAVE.

Que t’est-il arrivé ?


TRYGÆOS.

D’avoir mal aux jambes après avoir fait un long chemin.


L’ESCLAVE.

Voyons, maintenant, dis-moi…


TRYGÆOS.

Quoi ?


L’ESCLAVE.

As-tu vu planant en l’air un homme autre que toi ?