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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/374

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velle, la vigne craque ; le tonneau, violemment heurté, se rue sur le tonneau : il n’y a plus personne pour arrêter le mal ; la Paix a disparu.


TRYGÆOS.

Par Apollôn ! je ne savais pas un mot de tout cela, et je n’avais pas ouï dire que Phidias eût des attaches avec elle.


LE CHŒUR.

Ni moi, jusqu’à ce moment : elle ne tenait sans doute une figure si belle que de sa parenté avec lui. Bien des choses nous échappent.


HERMÈS.

Alors, quand les villes, à vous soumises, connurent vos férocités mutuelles et vos grincements de dents, elles mirent tout en œuvre contre vous, différant les tributs, et elles gagnèrent à prix d’argent les principaux citoyens de la Lakonie. Ceux-ci, honteusement avares et haïsseurs des étrangers, repoussent honteusement la Paix et embrassent la Guerre. Cependant leurs profits sont la ruine des laboureurs. Car bientôt des trières, parties d’ici en représailles, mangent les figues de gens qui n’en peuvent mais.


TRYGÆOS.

C’était juste pourtant ; car ils m’ont brisé un figuier noir, que j’avais planté et élevé de mes mains.


LE CHŒUR.

Oui, de par Zeus ! mon cher, c’était bien fait ; car à moi, d’un coup de pierre, ils ont cassé un coffre qui contenait dix médimnes de froment.