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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/368

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LE CHŒUR.

Tu vois que ce sont exclusivement tous ceux d’entre eux qui ont en main le bois aratoire, seuls ils ont du cœur. Mais l’armurier s’y oppose.


HERMÈS.

Les Mégariens ne font pas grand’chose non plus : ils tirent toutefois, ouvrant gloutonnement leur bouche humide, à la manière des chiens, et, de par Zeus ! mourant d’inanition.


TRYGÆOS.

Nous ne faisons rien, bonnes gens ; allons-y tous du même cœur : sachons nous y reprendre.


HERMÈS.

Ho ! Eia !


TRYGÆOS.

Eia, plus fort !


HERMÈS.

Ho ! Eia !


TRYGÆOS.

Eia, de par Zeus !


LE CHŒUR.

Nous n’avançons guère.


TRYGÆOS.

N’est-ce pas affreux que les uns tirent dans un sens et les autres dans un autre ? Vous recevrez des coups, les Argiens !