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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/365

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par les libations à notre travail, en invoquant les dieux ! Libation ! Libation ! Silence ! Par ces libations, demandons que ce jour soit pour tous les Hellènes la source de mille biens, et que quiconque aura bravement mis la main à ces câbles, ce même homme ne la mette pas au bouclier.


LE CHŒUR.

Oui, au nom de Zeus, et que je passe ma vie au sein de la paix, aux bras d’une hétaïre, et tisonnant les charbons.


TRYGÆOS.

Fais que celui qui aime mieux voir régner la Guerre, ne cesse jamais, ô souverain Dionysos, de retirer de ses coudes les pointes des dards.


LE CHŒUR.

Et si quelque aspirant au grade de taxiarkhe te jalouse la lumière, ô Déesse vénérable, qu’il éprouve dans les combats le sort de Kléonymos.


TRYGÆOS.

Et si un fabricant de lances ou un brocanteur de boucliers, afin de vendre davantage, souhaite les batailles, qu’il soit pris par des voleurs et n’ait que de l’orge à manger.


LE CHŒUR.

Et si quelque aspirant au grade de stratège refuse son concours, ou qu’un esclave se prépare à passer à l’ennemi, qu’il soit attaché à la roue et fustigé.


TRYGÆOS.

À nous la bonne chance ! Iè, Pæan, iè !