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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/360

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LE CHŒUR.

Puissé-je voir un si beau jour ! J’ai enduré bien des peines et des lits de jonchée échus à Phormiôn. Tu ne trouveras plus en moi un juge sévère, dur, intraitable, ni d’une humeur inflexible, comme jadis ; mais tu me verras rempli de douceur, rajeuni de plusieurs années, quand j’aurai été débarrassé des ennuis. Depuis un temps suffisant nous nous tuons, nous nous éreintons, courant vers le Lykéion ou hors du Lykéion, avec la lance, avec le bouclier ; mais comment te serons-nous le plus agréables ? Voyons, parle, puisqu’une heureuse fortune t’a choisi pour notre chef.


TRYGÆOS.

Voyons un peu par quel moyen nous enlèverons ces pierres.





HERMÈS.

Scélérat, impudent, que prétends-tu faire ?


TRYGÆOS.

Rien de mal, à la façon de Killikôn.


HERMÈS.

C’est fait de toi, misérable !


TRYGÆOS.

Sans doute, si le sort décide de moi ; car Hermès, je le sais, dirigera le hasard.