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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/359

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TRYGÆOS.

Celui-là seulement, et ne dansez plus, mais pas du tout.


LE CHŒUR.

Nous ne danserons plus, si nous te sommes utiles à quelque chose.


TRYGÆOS.

Mais vous le voyez, vous n’avez pas encore cessé.


LE CHŒUR.

De par Zeus ! nous lançons encore la jambe droite, et c’est fini.


TRYGÆOS.

Je vous le permets pour que vous ne me chagriniez plus.


LE CHŒUR.

Oui, mais la gauche veut nécessairement être de la partie. Je suis joyeux, je pète, je ris, plus même que si j’avais dépouillé la vieillesse ; j’échappe au bouclier.


TRYGÆOS.

Ne vous réjouissez pas encore ; car vous ne savez ce qu’il en est précisément. Mais quand nous la tiendrons, alors réjouissez-vous, criez, riez ! Il vous sera permis, en effet, de naviguer, de demeurer, de faire l’amour, de dormir, de prendre part aux panégyries et aux théories, de banqueter, de jouer au kottabe, de mener une vie de Sybarite et de crier : Iou ! Iou !