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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/357

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qu’un autre pilon y mette obstacle. Allons, laboureurs, marchands, artisans, ouvriers, métèques, étrangers, insulaires, venez ici ; peuple de partout, prenez au plus vite pioches, leviers et câbles. Nous pouvons aujourd’hui saisir la coupe du Bon Génie.





LE CHŒUR.

Que chacun coure de tout cœur et promptement à la délivrance ! Ô Panhellènes, secourons-nous plus que jamais après avoir mis fin aux batailles et aux luttes sanglantes. Car le jour a brillé ennemi de Lamakhos. Toi, s’il y a quelque chose à faire, donne-nous des ordres ; sers-nous d’architecte : car il n’y a pas moyen, selon moi, aujourd’hui, de reculer, avant que les leviers et les machines aient ramené à la lumière la plus grande de toutes les déesses et la plus amie des vignes.


TRYGÆOS.

Vous tairez-vous ? Que votre joie de la tournure des affaires ne réveille pas la Guerre qui est là dedans : plus de cris !


LE CHŒUR.

Nous nous réjouissons d’entendre cet édit : ce n’est plus comme de venir avec des vivres pour trois jours.


TRYGÆOS.

Prenez garde que ce Kerbéros de là-dessous ne s’emporte et ne crie, comme lorsqu’il était ici, et ne nous empêche de ramener la Déesse.