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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/350

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TRYGÆOS.

Ô gourmand, tu vois que je n’ai plus l’air à tes yeux d’un scélératissime. Voyons, maintenant, appelle-moi Zeus.


HERMÈS.

Ié, ié, ié ! Tu n’es pas encore près de te trouver à côté des dieux. Ils sont partis hier : ils ont déménagé.


TRYGÆOS.

Pour quel endroit de la Terre ?


HERMÈS.

De la Terre, dis-tu ?


TRYGÆOS.

Oui, et où cela ?


HERMÈS.

Tout à fait loin ; absolument au fond de la calotte du Ciel.


TRYGÆOS.

Comment alors as-tu été laissé seul ici ?


HERMÈS.

Pour avoir l’œil sur le reste du mobilier des dieux, les petits pots, les tablettes, les petites amphores.


TRYGÆOS.

Et pourquoi les dieux ont-ils déménagé ?


HERMÈS.

Par colère contre les Hellènes. À l’endroit où ils étaient