Ouvrir le menu principal

Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/341

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



SECOND ESCLAVE.

Ne l’a-t-il pas mangée ?


PREMIER ESCLAVE.

Oui, de par Zeus ! il l’a roulée dans ses pattes et l’a avalée en entier. Fais-en tout de suite beaucoup, et épaisse.


SECOND ESCLAVE.

Vidangeurs, au nom des dieux, venez à mon aide, si vous ne voulez pas me voir suffoquer.


PREMIER ESCLAVE.

Encore ! Encore ! Donne-m’en d’un enfant qui sert d’hétaïre ; car l’escarbot dit qu’il l’aime bien broyée.


SECOND ESCLAVE.

Voici. Je me crois, citoyens, à l’abri d’un soupçon : on ne dira pas qu’en pétrissant la farine, je la mange.


PREMIER ESCLAVE.

Ah ! Pouah ! Apporte-m’en une autre, puis une autre, et pétris-en une autre encore.


SECOND ESCLAVE.

Par Apollôn ! je ne puis : je suis incapable de supporter cette sentine.


PREMIER ESCLAVE.

Je vais donc rentrer la bête et la sentine avec elle.


SECOND ESCLAVE.

Et, de par Zeus ! tout cela aux corbeaux, et toi par-dessus le marché ! Que l’un de vous me dise, s’il le sait, où