Ouvrir le menu principal

Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/331

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



PHILOKLÉÔN.

Par Zeus ! écoute-moi donc, si je dis quelque chose qui t’agrée. Un jour Lasos et Simonidès se faisaient concurrence. Lasos dit : « Cela m’est bien égal. »


LA BOULANGÈRE.

Vraiment, mon cher homme ?


PHILOKLÉÔN.

Et toi, Khæréphôn, tu vas donc servir de témoin à une femme au teint jaune, à une Ino, qui d’un rocher se jette aux pieds d’Euripidès ?


BDÉLYKLÉÔN.

En voici un autre, qui a l’air de vouloir t’assigner : il a un témoin avec lui.


L’ACCUSATEUR.

Malheureux que je suis ! Vieillard, je t’assigne pour outrage.


BDÉLYKLÉÔN.

Pour outrage ? Non, non ; ne l’assigne pas, au nom des dieux ! Je te ferai en sa place telle réparation que tu fixeras, et je t’en saurai gré.


PHILOKLÉÔN.

Et moi j’entre volontiers en arrangement avec lui. Je conviens de l’avoir battu, lapidé ; mais viens ici. T’en rapportes-tu à moi pour la somme d’argent qu’exige l’affaire et pour rester toujours amis, ou préfères-tu la fixer ?