Ouvrir le menu principal

Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/327

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


allures de jeune homme. Nous viendrons en foule t’assigner.


PHILOKLÉÔN.

Ah ! ah ! m’assigner ! Vieux jeu ! Sachez donc que je ne puis plus entendre le mot procès. Hé ! hé ! hé ! Cela me suffit. Jetez les urnes. Tu n’es pas parti ? Où est l’hèliaste ? Disparu. Monte ici, mon petit hanneton d’or ; prends cette corde dans ta main : tiens ferme et prends garde, car la corde est usée ! Cependant elle ne sera pas fâchée qu’on la frotte. Vois comme je t’ai adroitement soustraite aux procédés lesbiens des convives. Pour cela montre-toi reconnaissante envers ma brochette. Mais tu ne le feras point, tu ne l’essaieras même pas, je le sais : tu me tromperas, tu me riras au nez comme tu l’as déjà fait à tant d’autres. Et pourtant si tu voulais maintenant n’être pas une méchante, je te promets, quand mon fils sera mort, de te racheter et de t’avoir pour maîtresse, bijou mignon. Aujourd’hui je ne dispose pas de mon bien, parce que je suis jeune et qu’on me surveille de près. Mon cher fils m’observe, et il n’est pas commode : c’est un homme à scier en deux un grain de cumin et à gratter des brins de cresson : aussi a-t-il peur que je me perde ; car il n’a pas d’autre père que moi. Mais le voici qui accourt vers toi et moi. Fais bonne contenance et prends-moi vite ces torches : je vais lui faire un de ces tours de jeune homme comme il m’en faisait, avant que je fusse initié à ces mystères.





BDÉLYKLÉÔN.

Oh ! oh ! vieux radoteur, manieur de derrières, tu dé-