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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/304

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sormais doux pour les hommes, plus clément à l’accusé qu’à l’accusateur, prêt à pleurer avec ceux qui l’implorent ; qu’il se dépouille de son aigreur et qu’il arrache les orties de sa colère !


LE CHŒUR.

Nos prières s’unissent aux tiennes, et nos chants en faveur du nouveau magistrat s’accordent avec les paroles que tu as prononcées. Oui, tu as notre bienveillance, depuis que nous voyons que tu aimes le peuple bien plus que ne le fait aucun des jeunes.


BDÉLYKLÉÔN.

S’il se trouve devant les portes quelque hèliaste, qu’il entre. Dès qu’on aura commencé à parler, nous n’ouvrirons plus.


PHILOKLÉÔN.

Quel est l’accusé ?


BDÉLYKLÉÔN.

Celui-ci.


PHILOKLÉÔN.

Quelle peine va le frapper ?


BDÉLYKLÉÔN.

Écoutez l’acte d’accusation. Le soussigné chien de Kydathènè accuse Labès d’Æxonè d’avoir seul, contre toute justice, mangé un fromage Sikélien. Peine : un collier de figuier.


PHILOKLÉÔN.

C’est-à-dire une mort de chien, une fois convaincu.