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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/303

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BDÉLYKLÉÔN.

On ne peut mieux. Nous avons tout ce qu’il nous faut, excepté pourtant la klepsydre.


PHILOKLÉÔN.

Et ceci ? N’est-ce pas une klepsydre ?


BDÉLYKLÉÔN.

Tu excelles à fournir les objets nécessaires et locaux. Mais qu’on se hâte d’apporter de la maison le feu, les myrtes et l’encens, afin de commencer par invoquer les dieux.


LE CHŒUR.

Et nous, pendant les libations et les prières, nous vous dirons de bonnes paroles, parce que de la lutte et de la dispute vous en êtes venus à une généreuse réconciliation.


BDÉLYKLÉÔN.

Débutez donc par les bonnes paroles.


LE CHŒUR.

Ô Phœbos Apollôn Pythios, bonne chance à l’affaire instruite par ce magistrat devant sa porte ; accord entre nous tous tirés de nos erreurs ! Io Pæan !


BDÉLYKLÉÔN.

Ô Souverain maître, mon voisin, dieu de ma rue, gardien de mon vestibule, accepte, seigneur, ce nouveau sacrifice, que nous innovons en l’honneur de mon père. Adoucis cette humeur trop rêche et dure comme l’yeuse, mêle à ce cœur quelques gouttes de miel. Qu’il soit dé-