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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/265

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dans l’étuve, et il fouille comme un rat qui se cache dans un trou. Toi, aie l’œil sur le tuyau, afin qu’il ne s’échappe point par là ; et toi, colle-toi contre la porte.


XANTHIAS.

C’est fait, maître.


BDÉLYKLÉÔN.

Souverain Poséidôn, quel est ce bruit dans la cheminée ? Hé ! là-haut, qui es-tu ?


PHILOKLÉÔN.

Je suis la fumée qui sort.


BDÉLYKLÉÔN.

La fumée ? Et de quel bois es-tu donc ?


PHILOKLÉÔN.

De figuier.


BDÉLYKLÉÔN.

Par Zeus ! c’est la plus âcre des fumées. Mais, je t’en réponds, tu ne t’échapperas pas. Où est le couvercle ? Rentre. Allons, je vais ajouter une traverse. Cherche alors quelque autre machine. Vraiment, je suis malheureux comme pas un ; on va m’appeler maintenant le fils de « l’Enfumé ». Enfant, tiens la porte, pèse dessus ferme, vigoureusement. J’y vais venir aussi. Veille à la serrure ; et, pour le verrou, prends garde qu’il ne ronge le fermoir.


PHILOKLÉÔN.

Que faites-vous ? Ne me laisserez-vous pas aller juger, tas de coquins ? Va-t-on absoudre Drakontidès ?