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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/259

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XANTHIAS.

Es-tu fou réellement, ou délires-tu comme les Korybantes ?


SOSIAS.

Non, mais je suis pris d’un sommeil émanant de Sabazios.


XANTHIAS.

Comme moi tu adores donc Sabazios ; car tout à l’heure a fondu en vrai Mède, sur mes paupières, un sommeil alourdissant, et j’ai vu récemment un songe merveilleux.


SOSIAS.

Et moi, vraiment, j’en ai eu un tel que je n’en vis jamais. Mais toi, parle le premier.


XANTHIAS.

Il m’a semblé voir un aigle d’une taille énorme s’abattre sur l’Agora, saisir dans ses serres un bouclier d’airain, l’emporter jusqu’au ciel, et puis ce bouclier tomber des mains de Kléonymos.


SOSIAS.

Ce Kléonymos ne diffère donc en rien d’un logogriphe.


XANTHIAS.

Pourquoi cela ?


SOSIAS.

Quelqu’un des convives demandera comment le même monstre a perdu son bouclier sur la terre, dans le ciel et dans la mer.