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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/251

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LE CHŒUR.

C’est ce que nous faisons constamment avec les gens que nous savons portés vers les choses mauvaises, jusqu’à ce que nous les lancions dans quelque infortune qui leur apprenne à craindre les dieux.


STREPSIADÈS.

Hélas ! C’est dur, ô Nuées, mais juste… Il ne fallait pas frustrer mes créanciers de ce qui leur était dû. Maintenant, mon cher fils, avisons au moyen d’aller mettre à mal ce coquin de Khæréphôn ainsi que Sokratès, qui nous ont trompés, toi et moi.


PHIDIPPIDÈS.

Mais je ne veux pas maltraiter mes maîtres.


STREPSIADÈS.

Oui, oui ; mais respecte Zeus Paternel.


PHIDIPPIDÈS.

Zeus Paternel ! Que tu es arriéré. Est-ce qu’il y a un Zeus ?


STREPSIADÈS.

Il y en a un.


PHIDIPPIDÈS.

Mais non, il n’y en a pas, puisque c’est le Tourbillon qui règne, après avoir chassé Zeus.


STREPSIADÈS.

Non, il ne l’a pas chassé. Seulement je le croyais, à