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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/250

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STREPSIADÈS.

Je suis un homme mort.


PHIDIPPIDÈS.

Peut-être ne seras-tu pas fâché d’avoir passé par où tu as passé.


STREPSIADÈS.

Comment cela ? Dis-moi, quel avantage en retireras-tu ?


PHIDIPPIDÈS.

Je battrai ma mère de la même manière que toi.


STREPSIADÈS.

Que dis-tu là ? Voilà qui est bien pire encore !


PHIDIPPIDÈS.

Qu’est-ce à dire, si, à l’aide du Raisonnement faible, je te prouve que j’ai raison de battre ma mère ?


STREPSIADÈS.

Rien, sinon que, après avoir fait cela, tu n’auras plus qu’à te jeter dans le Barathron, toi, Sokratès et le Raisonnement faible. Voilà, Nuées, ce que j’endure, pour vous avoir commis toutes mes affaires !


LE CHŒUR.

C’est bien toi qui t’es attiré cela, te tournant vers le mal.


STREPSIADÈS.

Pourquoi donc ne me le disiez-vous pas, au lieu d’abuser un homme campagnard et vieux ?