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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/245

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animal, en t’apprenant à contredire la justice, si tu me prouves qu’il est juste et beau que les pères soient battus par leurs fils !


PHIDIPPIDÈS.

Mais je compte pourtant te le prouver si bien que, quand tu m’auras entendu, tu n’auras rien à répondre.


STREPSIADÈS.

Allons, je veux bien entendre ce que tu vas dire.


LE CHŒUR.

C’est ton affaire, vieillard, de songer aux moyens de réduire un homme qui, s’il n’était sûr du succès, ne serait pas si insolent. Il est clair qu’il a quelque appui. Mais d’abord dis au Chœur par où a commencé votre querelle : c’est ce que tu dois faire tout de suite.


STREPSIADÈS.

Quel a été le point de départ de nos injures, je vais vous le dire. À la fin de notre repas, comme vous le savez, je l’ai engagé à prendre tout de suite sa lyre et à chanter la chanson de Simonidès sur le Bélier et sa Toison. Il me répond aussitôt que c’est vieux jeu de prendre la lyre et de chanter à table, comme une femme qui moud de l’orge.


PHIDIPPIDÈS.

Et je ne devais pas à l’instant même te battre et te piétiner, toi qui m’ordonnais de chanter comme si tu donnais à dîner à des cigales !


STREPSIADÈS.

Il m’a dit à la maison ce qu’il redit maintenant. Il ajou-