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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/242

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AMYNIAS.

Non, de par Zeus ! elle est la même : car il n’est pas juste qu’elle grandisse.


STREPSIADÈS.

Eh bien alors, misérable, comment, la mer ne grossissant pas des fleuves qui s’y jettent, essaies-tu, toi, de faire grossir ton argent ? Ne vas-tu pas déguerpir loin de la maison ? Qu’on m’apporte un bâton !


AMYNIAS.

Des témoins !


STREPSIADÈS.

Décampe ! Qu’attends-tu ? Tu ne cours pas, vilaine rosse ?


AMYNIAS.

N’est-ce pas là une violence ?


STREPSIADÈS.

Tu ne partiras pas ? Je vais t’enfoncer l’aiguillon sous la croupe, porteur de longes ! Te sauveras-tu ? C’est moi qui t’aurais mené bon train avec tes roues et ta paire de chevaux. (Il rentre dans la maison.)





LE CHŒUR.

Voilà ce que c’est que de se plaire aux bassesses ! Ce vieillard, qui en a la passion, veut frustrer l’argent qu’il a emprunté. Mais il est impossible qu’il ne soit pris aujourd’hui dans quelque affaire, et que ce sophiste, en