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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/239

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STREPSIADÈS.

Non pas, que je sache. Allons, finissons-en ; décampe au plus vite loin de la porte.


PASIAS.

Je m’en vais, mais sache bien que je cours déposer ma consignation, ou que je meure !


STREPSIADÈS.

C’est autant de perdu en sus des douze mines. Cependant, je regrette de voir dans cette situation un homme qui se trompe sur le genre de « kardopos » et de « kardopè ».





AMYNIAS.

Hélas ! quel malheur est le mien !


STREPSIADÈS.

Holà ! Quel est celui qui gémit de la sorte ! Ne serait-ce point quelqu’un des dieux de Karkinos ?


AMYNIAS.

En quel état je suis, vous voulez le savoir ? Un homme infortuné.


STREPSIADÈS.

Passe ton chemin.


AMYNIAS.

Ô cruel destin ! Ô fatalité, qui as brisé les roues du char traîné par mes chevaux ! Ô Pallas, tu m’as perdu !