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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/238

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PASIAS.

Non, de par le grand Zeus et par les autres dieux ! tu ne te joueras pas de moi impunément.


STREPSIADÈS.

Je suis enchanté, ravi de ces dieux. Un serment par Zeus est ridicule pour des gens instruits.


PASIAS.

Certes, un jour viendra où tu expieras ces impiétés. Mais me rendras-tu mes fonds ou non ? Réponds, que je m’en aille.


STREPSIADÈS.

Sois tranquille à présent ; car je vais bientôt te répondre clairement. (Il entre dans la maison.)


PASIAS, à son témoin.

Que crois-tu qu’il fasse ? Crois-tu qu’il me paie ?


STREPSIADÈS, rentrant.

Où est l’homme qui me demande de l’argent ? Parle. Qu’est-ce que cela ?


PASIAS.

Cela ? Une auge (kardopos).


STREPSIADÈS.

Et tu me demandes de l’argent quand tu es ce que tu es ? Non, je ne donnerais pas une obole à qui que ce soit qui appelle une auge « kardopos » au lieu de « kardopè ».


PASIAS.

Tu ne me paieras pas ?