Ouvrir le menu principal

Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/232

Cette page a été validée par deux contributeurs.




SOKRATÈS.

Strepsiadès, bonjour.


STREPSIADÈS.

À toi aussi bonjour. Mais d’abord accepte ce sac. Il est juste de faire un joli cadeau à son maître. Et mon fils, a-t-il appris le fameux Raisonnement, ce garçon que tu as emmené tantôt ?


SOKRATÈS.

Il l’a appris.


STREPSIADÈS.

Bien, ô souveraine Fourberie !


SOKRATÈS.

De sorte que tu vas gagner tous les procès que tu voudras.


STREPSIADÈS.

Quand même il y aurait des témoins que j’ai emprunté ?


SOKRATÈS.

D’autant mieux, fussent-ils mille.


STREPSIADÈS.

Je crierai donc à haute voix : « Ohé ! soyez maudits, peseurs d’oboles, vous, le principal, et les intérêts des intérêts ! Vous ne me nuirez plus désormais. Pour moi s’élève dans cette maison un fils, dont la langue brille, à deux tranchants, mon soutien, le sauveur de la famille, le fléau de mes ennemis, le libérateur des grandes infortunes de son père. »… Cours l’appeler de là dedans, qu’il