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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/221

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L’INJUSTE.

Et toi, une vraie ganache.


LE JUSTE.

C’est à cause de toi que les jeunes gens ne veulent plus fréquenter les écoles. On ne tardera pas à connaître chez les Athéniens ce que tu enseignes à des fous.


L’INJUSTE.

Tu es d’une saleté honteuse.


LE JUSTE.

Et toi dans une bonne situation ; mais il n’y a pas longtemps que tu mendiais. Tu disais : « Je suis Téléphos le Mysien, » tirant de ta besace, pour les grignoter, des maximes de Pandélétos.


L’INJUSTE.

La belle sagesse…


LE JUSTE.

La belle folie…


L’INJUSTE.

Que tu nous vantes !


LE JUSTE.

Que la tienne et celle de la ville qui te nourrit, toi le corrupteur des jeunes gens.


L’INJUSTE.

Ne veux-tu pas instruire ce jeune homme, vieux Kronos ?