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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/220

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LE JUSTE.

Eh quoi ! Voilà où en est venue la perversité ? Apporte-moi un bassin.


L’INJUSTE.

Tu es un vieux radoteur, un mal équilibré !


LE JUSTE.

Tu es un infâme et un éhonté !


L’INJUSTE.

Tu me couvres de roses.


LE JUSTE.

Un impie !


L’INJUSTE.

Tu me couronnes de lis.


LE JUSTE.

Un parricide !


L’INJUSTE.

Tu m’arroses d’or, sans t’en apercevoir.


LE JUSTE.

Autrefois ce n’était pas de l’or, mais du plomb.


L’INJUSTE.

Aujourd’hui, ce m’est une parure.


LE JUSTE.

Tu n’es pas mal effronté.