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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/218

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deux Raisonnements, le fort et puis le faible, qui triomphe du fort à l’aide de l’injustice : tout au moins enseigne-lui l’injuste par n’importe quel moyen.


SOKRATÈS.

Il va s’instruire en entendant les deux Raisonnements eux-mêmes.


STREPSIADÈS.

Moi, je m’en vais. Souviens-toi maintenant de le mettre en état de réfuter tout ce qui est juste.





LE JUSTE.

Viens ici, et montre-toi aux spectateurs, si impudent que tu sois.


L’INJUSTE.

Allons où tu voudras, il me sera beaucoup plus facile, en parlant devant la multitude, de t’anéantir.


LE JUSTE.

M’anéantir, toi ? Qui es-tu donc ?


L’INJUSTE.

Le Raisonnement.


LE JUSTE.

Oui, le plus faible.


L’INJUSTE.

Mais je te vaincrai, toi qui te vantes d’être le plus fort.


LE JUSTE.

Par quel art ?