Ouvrir le menu principal

Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/216

Cette page a été validée par deux contributeurs.



PHIDIPPIDÈS.

Un coq.


STREPSIADÈS.

Tous les deux de même ; tu me fais rire. Ne recommence plus dorénavant, mais appelle celle-ci « femelle du coq » et cet autre « coq ».


PHIDIPPIDÈS.

« Femelle du coq » ! Ce sont là les nesses que tu viens d’apprendre chez les Fils de la Terre.


STREPSIADÈS.

Et beaucoup d’autres choses. Mais ce que j’apprenais successivement, je l’oubliais tout de suite, à cause du nombre des années.


PHIDIPPIDÈS.

Est-ce aussi pour cela que tu as perdu ton manteau ?


STREPSIADÈS.

Je ne l’ai pas perdu, mais je l’ai emphilosophé.


PHIDIPPIDÈS.

Et tes sandales, qu’en as-tu fait, pauvre insensé ?


STREPSIADÈS.

Comme Périklès, je les ai perdues pour le nécessaire. Mais viens, marche, allons ; et, si c’est pour obéir à ton père, sois en faute. Moi, quand tu n’avais encore que six ans et que tu bégayais, je t’obéissais, et la première obole que je touchai, comme juge au tribunal des hèliastes, je t’en ai acheté un petit chariot aux Diasia.