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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/174

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LE DISCIPLE.

Qu’est-ce qui t’étonne ? À quoi trouves-tu qu’ils ressemblent ?


STREPSIADÈS.

Aux prisonniers de Pylos, aux Lakoniens. Mais pourquoi regardent-ils ainsi la terre ?


LE DISCIPLE.

Ils cherchent ce qui est sous la terre.


STREPSIADÈS.

Ils cherchent donc des oignons. Ne vous donnez pas maintenant tant de peine ; je sais, moi, où il y en a de gros et de beaux. Mais que font ceux-ci tellement courbés ?


LE DISCIPLE.

Ils sondent les abîmes du Tartaros.


STREPSIADÈS.

Et leur derrière, qu’a-t-il à regarder le ciel ?


LE DISCIPLE.

Il apprend aussi pour son compte à faire de l’astronomie… Mais rentrez, de peur que le maître ne vous surprenne.


STREPSIADÈS.

Pas encore, pas encore : qu’ils restent, afin que je leur communique une petite affaire.


LE DISCIPLE.

Mais ils ne peuvent pas demeurer trop longtemps à l’air et dehors.