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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/173

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LE DISCIPLE.

Dernièrement il fut détourné d’une haute pensée par un lézard.


STREPSIADÈS.

De quelle manière ? Dis-moi.


LE DISCIPLE.

Il observait le cours de la lune et ses révolutions, la tête en l’air, la bouche ouverte ; un lézard, du haut du toit, pendant la nuit, lui envoya sa fiente.


STREPSIADÈS.

Il est amusant ce lézard, qui fait dans la bouche de Sokratès !


LE DISCIPLE.

Hier, nous n’avions pas à souper pour le soir.


STREPSIADÈS.

Eh bien ! qu’imagina-t-il pour avoir des vivres ?


LE DISCIPLE.

Il étend sur la table une légère couche de cendre, courbe une tige de fer, prend un fil à plomb, et de la palestre il enlève un manteau.


STREPSIADÈS.

Et nous admirons le célèbre Thalès ! Ouvre-moi, ouvre vite le philosophoir ; et fais-moi voir au plus tôt Sokratès. J’ai hâte d’être son disciple. Mais ouvre donc la porte. Ô Héraklès ! de quels pays sont ces animaux ?