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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/169

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bons. Ils enseignent, si on leur donne de l’argent, à gagner les causes justes ou injustes.


PHIDIPPIDÈS.

Qui sont-ils ?


STREPSIADÈS.

Je ne sais pas exactement leur nom. Ce sont de profonds penseurs, beaux et bons.


PHIDIPPIDÈS.

Ah ! oui, les misérables, je les connais. Ce sont des charlatans, des hommes pâles, des va-nu-pieds, que tu veux dire, et, parmi eux, ce maudit Sokratès et Khæréphôn.


STREPSIADÈS.

Hé ! hé ! tais-toi ! ne dis pas de bêtises. Si tu as souci des orges paternelles, deviens l’un d’eux, et lâche-moi l’équitation.


PHIDIPPIDÈS.

Oh ! non, par Dionysos ! quand tu me donnerais les faisans que nourrit Léogoras.


STREPSIADÈS.

Vas-y, je t’en supplie, ô toi, l’homme le plus cher à mon cœur. Entre à leur école.


PHIDIPPIDÈS.

Et qu’est-ce que je t’y apprendrai ?


STREPSIADÈS.

Ils disent qu’il y a deux raisonnements : le supérieur