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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/161

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maison, afin que tu ne les prisses pas. Maintenant, moi, je te les donne, pour que tu les emmènes à la campagne.


DÈMOS.

Et ce Paphlagonien, qui a fait tout cela, quel châtiment lui infligeras-tu ?


AGORAKRITOS.

Pas bien terrible ; il exercera mon métier : établi seul devant les portes, il vendra pour andouilles un mélange de chien et d’âne, luttera d’outrages, dans son ivresse, avec des prostituées, et boira l’eau sale des baignoires.


DÈMOS.

C’est une bonne invention et digne de ce qu’il mérite, que ces assauts de cris avec des prostituées et des baigneurs. Pour toi, en récompense de tes services, je t’invite au Prytanéion, sur le siège occupé par ce poison. Suis-moi, vêtu de cette robe couleur de grenouille. Quant à lui, qu’on l’emmène à l’endroit où il doit faire son métier, bien en vue de ceux qu’il outrageait, c’est-à-dire des étrangers !