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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/157

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LE CHŒUR.

Cité brillante et couronnée de violettes, Athènes, digne d’envie, montre-moi le monarque de la Hellas et de cette contrée.


AGORAKRITOS.

Voyez ; c’est lui qui porte la cigale, dans tout l’éclat du costume antique, ne sentant plus la coquille à voter, mais la paix, et parfumé de myrrhe.


LE CHŒUR.

Salut, ô roi des Hellènes : nous nous réjouissons tous avec toi. Ton sort est digne de cette cité et du trophée de Marathôn.


DÈMOS.

Ô le plus chéri des hommes, viens ici, Agorakritos ; que de bien tu m’as fait, en me recuisant !


AGORAKRITOS.

Moi ? Mais, mon pauvre ami, tu ne sais pas ce que tu étais alors, ni ce que tu faisais ; sans quoi, tu me croirais un dieu.


DÈMOS.

Que faisais-je donc en ce temps-là ? dis-le-moi ; et quel étais-je ?


AGORAKRITOS.

Et d’abord, dès que quelqu’un disait dans l’assemblée : « Dèmos, je suis épris de toi ; seul, je t’aime, je veille à tes intérêts, et j’y pourvois » quand on usait de cet exorde, tu te redressais et tu portais la tête haute.