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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/154

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LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Agorakritos, car j’ai été nourri sur l’Agora, au milieu des procès.


DÈMOS.

Je me remets donc aux mains d’Agorakritos, et je lui livre ce Paphlagonien.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Et moi, Dèmos, j’emploierai mon zèle à te bien servir, de telle sorte que tu avoueras n’avoir jamais vu d’homme plus dévoué à la ville des Gobe-mouches.





LE CHŒUR.

Quoi de plus beau, à notre début ou à notre fin, que de chanter les entraîneurs des coursiers rapides, sans chagriner, de gaieté de cœur, Lysistratos, ou Théomantis sans foyer. Celui-ci, cher Apollôn, à tout jamais pauvre, fond en larmes, en embrassant ton carquois dans le temple pythique, pour ne pas mourir de faim.

Injurier les méchants n’est point chose odieuse, mais honorable aux yeux des bons, quand on s’en acquitte bien. Si l’homme, qui doit entendre nombre de traits méchants, était connu, je ne mentionnerais pas le nom d’un ami. Maintenant, pour ce qui est d’Arignotos, il n’est personne qui ne le connaisse, à moins d’ignorer le blanc ou le nome orthien. Or, il a un frère qui ne l’est guère par les mœurs, l’infâme Ariphradès, qui veut être ce qu’il est. Il n’est pas seulement pervers, mais il y raffine. Il salit sa