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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/149

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DÈMOS.

Qu’il est donc bon, par Zeus ! Comme il porte bien ses trois parties d’eau.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Tritogénéia elle-même a mêlé cette triple mesure.


KLÉÔN.

Reçois de moi cette tranche de galette grasse.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Et de moi ce gâteau tout entier.


KLÉÔN.

Mais tu n’as pas où prendre un civet de lièvre à donner ; moi je l’ai.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Malheur à moi ! Où trouver un civet ? Ô mon esprit, invente maintenant quelque farce.


KLÉÔN.

Le vois-tu, pauvre malheureux ?


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Je n’en ai cure. Voici des gens qui viennent à moi.


KLÉÔN.

Qui sont-ils ?


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Des envoyés qui ont des sacs d’argent.


KLÉÔN.

Où donc ? où donc ?