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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/148

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DÈMOS.

Penses-tu que nous habiterions encore cette ville, si elle n’avait pas manifestement étendu sur nous cette marmite ?


KLÉÔN.

Voici des poissons qui te sont offerts par l’Épouvante des armées.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

La Fille du Dieu redoutable t’envoie cette viande cuite dans son jus, avec ce plat de tripes, de caillette, de gras-double.


DÈMOS.

Elle a bien fait de se ressouvenir du péplos.


KLÉÔN.

La Déesse à la redoutable aigrette t’invite à manger de cette galette longue, afin que nous fassions bien allonger nos vaisseaux.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Prends également ceci maintenant.


DÈMOS.

Et que ferai-je de ces intestins ?


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

C’est à propos que la Déesse t’envoie de quoi garnir l’intérieur des trières : car elle veille attentivement sur notre flotte. Bois aussi ce mélange de trois parties d’eau contre deux de vin.