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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/141

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DÈMOS.

Comment le Dieu dit-il cela ?


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Il t’enjoint de l’attacher à un bois percé de cinq trous.


DÈMOS.

Il me semble que c’est ainsi que l’oracle s’accomplit.


KLÉÔN.

N’en crois rien ; ce sont des corneilles envieuses qui croassent. Aime plutôt l’épervier, te souvenant, dans ton cœur, qu’il t’a amené enchaînés des coracins lakédæmoniens.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Le Paphlagonien était ivre quand il affronta ce danger. Enfant étourdi de Kékrops, que vois-tu de si grand dans cette action ? Une femme portera un fardeau, si un homme l’aide à le charger ; mais il n’ira pas au combat : il irait sous lui, s’il allait combattre.


KLÉÔN.

Remarque cette « Pylos devant Pylos », comme dit l’oracle : « Pylos est devant Pylos. »


DÈMOS.

Que veut dire : « Devant Pylos » ?


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Il dit qu’on empilera toutes les baignoires d’un bain.


DÈMOS.

Et moi, je ne me baignerai pas aujourd’hui.