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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/137

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KLÉÔN.

J’y cours.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Par Zeus ! j’y cours aussi : rien n’empêche.


LE CHŒUR.

La plus agréable clarté du jour luira sur les présents et sur les absents, si Kléôn est perdu comme il doit l’être. Cependant j’ai entendu certains vieillards des plus quinteux soutenir sur le Digma cette controverse que, si cet homme n’était pas devenu si grand dans l’État, il n’y aurait pas deux ustensiles nécessaires, le pilon et la cuillère à pot. J’admire aussi son éducation porcine : car les enfants, qui sont allés à l’école avec lui, disent qu’il ne peut jamais monter sa lyre que sur le mode dorique, et qu’il ne veut pas en apprendre d’autre. Aussi le kithariste en colère lui enjoignit de sortir, disant : « Ce garçon est incapable d’apprendre un autre genre d’harmonie que le dorodokite. »





KLÉÔN.

Voilà, regarde, et je ne les apporte pas tous.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Je crois que je vais faire sous moi, et je ne les apporte pas tous.


DÈMOS.

Qu’est-ce que cela ?