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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/125

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vieillard est le plus sensé des hommes ; mais, dès qu’il est assis sur ces bancs de pierre, il est bouche béante, comme s’il attachait des figues par la queue. (La scène change et représente la Pnyx.)





LE CHŒUR.

Et maintenant il te faut lâcher tous les cordages, avoir à ton service une résolution vigoureuse et des paroles sans réplique, pour l’emporter sur lui. Car c’est un homme retors, passant facilement par les pas difficiles. Aussi faut-il te multiplier pour t’élancer sur lui. Seulement, prends garde ; et, avant qu’il fonde sur toi, lève les dauphins et lance ta barque.


KLÉÔN.

Souveraine Athèna, protectrice de la cité, c’est toi que j’invoque. Si auprès du peuple athénien je suis le mieux en posture après Lysiklès, Kynna et Salabakkho, sans rien faire, comme maintenant, je dîne dans le Prytanéion ; si, au contraire, je te hais, et si je ne combats pas, même seul, pour ta défense, que je meure, que je sois scié vif, et que ma peau soit découpée en lanières !


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Et moi, Dèmos, si je ne t’aime et ne te chéris, qu’on me dépèce et qu’on me fasse cuire en petits morceaux ; et, si tu ne crois pas à mes paroles, que je sois râpé dans un hachis avec du fromage, accroché par les testicules et traîné au Kéramique !