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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/124

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sont beaux et bons ; mais nous ne le pouvons pas à cause de cet homme. Car toi tu ressembles aux garçons aimés : tu ne reçois pas les gens beaux et bons, et tu te donnes à des marchands de lanternes, à des savetiers, à des bourreliers, à des corroyeurs.


KLÉÔN.

Je fais du bien à Dèmos.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Et comment, dis-le-moi ?


KLÉÔN.

Supplantant les stratèges qui étaient à Pylos, j’y ai fait voile, et j’en ai ramené les Lakoniens captifs.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Et moi, en me promenant, j’ai enlevé d’une boutique la marmite qu’un autre faisait bouillir.


KLÉÔN.

Toi, cependant, Dèmos, hâte-toi de convoquer l’assemblée, pour décider qui de nous deux t’est le plus dévoué, et pour lui accorder ton amour.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Oui, oui, décide, pourvu que ce ne soit pas sur la Pnyx.


DÈMOS.

Je ne puis siéger dans un autre endroit ; il faut donc, selon la coutume, se rendre à la Pnyx.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Malheureux que je suis, c’est fait de moi. Chez lui, ce