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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/114

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LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

C’est bien dit : on en use ainsi chez les maîtres de gymnastique.


DÈMOSTHÉNÈS.

Maintenant, prends ceci, et avale ! (Il lui donne de l’ail.)


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Pourquoi ?


DÈMOSTHÉNÈS.

Afin, mon cher, que tu te battes mieux, après avoir mangé de l’ail. Et hâte-toi ! Vite !


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Ainsi fais-je.


DÈMOSTHÉNÈS.

N’oublie pas maintenant de mordre, de renverser, de ronger la crête, et ne reviens qu’après lui avoir dévoré le jabot.


LE CHŒUR.

Vas-y donc gaiement : réussis selon mes vœux ; et que Zeus te garde ! Puisses-tu revenir vainqueur vers nous, chargé de couronnes ! Et vous (s’adressant aux spectateurs), prêtez l’oreille à nos anapestes, vous qui, sur les différents genres consacrés aux Muses, avez exercé votre esprit.


PARABASE ou CHŒUR.

Si quelqu’un des vieux auteurs comiques m’eût contraint à monter sur le théâtre pour réciter des vers, il n’y aurait point aisément réussi. Aujourd’hui notre poète en est digne, parce qu’il a les mêmes haines que nous, l’au-