Ouvrir le menu principal

Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/112

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Et toi un coquin.


LE CHŒUR.

Frappe vigoureusement.


KLÉÔN.

Aïe ! aïe ! les conjurés m’assomment.


LE CHŒUR.

Frappe-le de toute vigueur ; tape sur le ventre à coups de tripes et de boyaux : châtie bien notre homme. Ô robuste masse de chair et âme généreuse entre toutes, tu apparais comme un sauveur à la cité et à nous les citoyens. Avec quel bonheur tu as daubé notre homme dans tes paroles ! Comment nos louanges égaleraient-elles notre joie ?


KLÉÔN.

Ah ! par Dèmètèr ! je n’ignorais pas qu’on fabriquait ces intrigues, mais j’avais l’œil sur cette charpente et sur cette colle.


LE CHŒUR, au marchand d’andouilles.

Malheur à nous ! Est-ce que tu n’as pas à ton service quelques termes de charronnage ?


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Je sais ce qui se passe à Argos. Sous prétexte de faire des Argiens nos amis, il négocie personnellement avec les Lakédæmoniens. Et je connais, moi, les soufflets de la forge : c’est la question des captifs qu’on bat sur l’enclume.